Le projet

Les chiffres clés du projet

40 ha

de zone d’étude

4,5 ha

de panneaux
solaires au Duc

4,7 ha

de panneaux solaires
à la Butillarde

20,7 MWc

installés

24,8 GWh

de production annuelle estimée

~ 4 400 foyers

équivalent en foyers alimentés en électricité (avec chauffage)

~ 1 040 tonnes

de CO2 évitées par an

Localisation : où se situe le projet ?

Les projets sont localisés au nord du centre-bourg de Varennes-Saint-Sauveur en Saône-et-Loire (71).

Calendrier : où en est-on ?

Fin 2023

Identification du site, initialement réparti sur les communes de Varennes-Saint-Sauveur et Dommartin-lès-Cuiseaux

Début 2024

Lancement des études (environnement, paysage, agricole etc.)

Janvier 2024

Première présentation aux élus locaux

Début 2025

Premiers résultats de l’étude d’impact

Mars 2025

Présentation du projet à la Chambre d’agriculture de Saône-et-Loire

Avril 2025

Atelier de co-construction du projet avec les agriculteurs concernés

Mai 2025

Réunion de pré-cadrage (pôle ENR) avec la Direction départementale des territoires de Saône-et-Loire

Mai 2025

Présentation du projet au conseil municipal de Varennes-Saint-Sauveur

Juin 2025

Distribution d’une première lettre d’information aux habitants de la commune

Juillet 2025

Délibération favorable du conseil municipal de Varennes-Saint-Sauveur et tenue du comité de projet

Juillet 2025

Permanence publique en mairie à destination de tous les habitants de Varennes-Saint-Sauveur

Novembre 2025

Distribution d’une deuxième lettre d’information aux habitants de la commune

Décembre 2025

Dépôt du dossier de demande de permis de construire

Janvier à Août 2026 

Consultation des services de l’état dans le cadre de l’instruction du permis de construire

Août 2026

Dépôt de l’étude préalable agricole

Fin 2026

Date prévisionnelle de la CDPENAF (Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers)

Début 2027

Date prévisionnelle de l’enquête publique

2029

Mise en service prévisionnelle

La dimension agricole au cœur du projet

Le dérèglement climatique fragilise durablement les activités agricoles. La multiplication des aléas – sécheresses, fortes chaleurs, gel, grêle ou épisodes météorologiques extrêmes – impacte directement les cultures, les sols et les conditions d’élevage. Ces évolutions rendent les productions plus incertaines et complexifient la pérennité des exploitations.

Dès les premières réflexions, les exploitants ont partagé les difficultés rencontrées sur leur exploitation, liées notamment à la variabilité des rendements, à la dégradation des sols et aux contraintes croissantes sur les ressources naturelles.

Ainsi, les projets agrivoltaïques s’inscrivent comme un levier d’adaptation et d’innovation agricole.
Ils visent à :

  • Renforcer la résilience des systèmes agricoles face au changement climatique.
  • Limiter la variabilité des productions d’une année sur l’autre.
  • Améliorer les conditions de travail.
  • Sécuriser l’avenir des exploitations grâce à des revenus complémentaires et durables.
  • Contribuer à la production d’une énergie renouvelable locale, au service du territoire.

Des projets strictement encadrés par la réglementation

L’agrivoltaïsme est encadré par la loi APER du 10 mars 2023 et le décret du 8 avril 2024. Pour être reconnu comme tel, un projet doit garantir que l’activité agricole demeure l’activité principale de l’exploitation.

L’installation agrivoltaïque doit également apporter au moins un service direct à la production agricole, sans dégrader les autres, tels que :

L'amélioration du potentiel et de l’impact agronomique

La protection
contre les aléas

L'adaptation
au changement climatique

L’amélioration
du bien-être animal

Par ailleurs, le projet agrivoltaïque doit appliquer de nombreux critères réglementaires. Le schéma ci-contre en illustre certains :

  • Surface non exploitable : la réglementation limite à 10 % la part de surface rendue non exploitable par l’installation, notamment dû aux pieux.
  • Taux de couverture : la part de la surface agricole recouverte par les panneaux ne doit pas dépasser 40 %, afin de préserver la fonctionnalité des parcelles et la conduite des pratiques agricoles.
  • Libre circulation des engins et des animaux : le dimensionnement et l’implantation des structures doivent permettre l’utilisation des outils agricoles et le maintien des itinéraires techniques.
  • Activité agricole significative : l’exploitation des panneaux est conditionnée au maintien de l’activité agricole et de ses rendements. En cas d’arrêt de la production agricole, l’exploitation photovoltaïque ne peut se poursuivre.

Ces exigences garantissent que l’agrivoltaïsme reste avant tout un projet agricole, au service des exploitants et du territoire.

Un projet sur mesure pour les exploitations agricoles

Les pratiques agricoles et les besoins du terrain ont été pleinement intégrés dans la conception du projet. Les échanges menés avec l’expert agricole de l’équipe et le bureau d’études spécialisé ont permis de concevoir une installation tenant pleinement compte des pratiques agricoles : chaque choix technique a été adapté pour préserver et faciliter l’activité sur les parcelles.

Contrairement aux centrales solaires classiques qui utilisent des panneaux fixes orientés vers le sud, notre projet agrivoltaïque utilise une technologie de type trackers, c’est-à-dire des panneaux capables de s’orienter au cours de la journée.

Le pilotage des panneaux s’adapte avant tout aux besoins des cultures et aux pratiques agricoles. Ainsi, leur position peut être ajustée pour faciliter le passage des machines ou répondre à des besoins agronomiques spécifiques. Lorsque les plantes n’exigent pas d’orientation particulière, les panneaux suivront alors la course du soleil pour optimiser la production d’énergie.

Des dimensions de structures adaptées aux pratiques agricoles

Le dimensionnement des interdistances entre les tables photovoltaïques, ainsi que leur hauteur, a été conçu de manière à garantir la compatibilité avec l’ensemble des outils agricoles utilisés par les exploitants, tout en assurant une couverture suffisante pour bénéficier des effets agronomiques attendus (protection des cultures, ombrage, etc.).

Les panneaux peuvent être orientés pour faciliter le passage des machines agricoles, en adoptant un positionnement défini selon les besoins de l’exploitant.

Le Duc

L’implantation du projet

Le scénario d’implantation retenu est le résultat d’une variante adaptée aux pratiques agricoles et aux enjeux du territoire. Celui-ci a été pensé pour répondre aux exigences réglementaires tout en prenant en compte les dimensions humaines et environnementales, en concertation avec les acteurs locaux.

La Butillarde

L’intégration paysagère

Dès la conception du projet agrivoltaïque, une attention particulière est portée à son intégration dans le paysage local.

Plusieurs principes guident cette démarche :

  • Plantations paysagères : des haies composées d’essences locales et adaptées sont prévues afin de réduire les vues directes sur les installations et de renforcer les continuités paysagères.
  • Traitement des équipements : aucune clôture ni portail ne seront mis en place autour des sites. Les locaux techniques seront d’une couleur adaptée afin d’améliorer leur intégration paysagère en toute saison.

Afin d’accompagner la compréhension du projet, des photomontages réalisés par un bureau d’études paysagères illustrent différentes situations :

  • l’état actuel du site ;
  • le site avec l’installation agrivoltaïque ;
  • le site après l’intégration des haies le cas échéant.

Ces éléments permettent d’appréhender l’insertion du projet dans son environnement à moyen et long terme.

Le Duc

Après
Avant
Après
Milieu
Avant
Après
Milieu
Avant

La Butillarde

Après
Avant
Après
Milieu
Avant